Supporting the Medical Hardship Fund for Palestinian Refugees - 2026-2028 (Phase IV)
Contexte et problématique
L’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees / Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés Palestiniens au Proche-Orient) a pour mandat d’apporter assistance et protection aux 5 millions de réfugiés palestiniens enregistrés en Jordanie, au Liban, en Syrie, en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Depuis 2013, la Principauté de Monaco appuie l’action de l’UNRWA au profit de la santé des réfugiés palestiniens au Liban dans les domaines de la cardiologie, du diabète et depuis 2017 au Medical Hardship Fund, qui reste l’un des programmes prioritaires de l’UNRWA au Liban.
En effet, les réfugiés palestiniens au Liban sont dépourvus de la plupart de leurs droits socio-économiques et ne peuvent subvenir aux besoins de leur famille. Exclus des services publics de base (santé, éducation), les Palestiniens au Liban dépendent uniquement des services de l’UNRWA. On estime à 480.000 le nombre de Palestiniens vivant aujourd’hui au Liban et relevant de l’UNRWA, dont le budget dépend quasi exclusivement des contributions volontaires des Etats (en septembre 2025, l’UNRWA avait reçu 56% de son budget programme global estimé à 880 millions USD et seulement 6% des besoins sur son Appel d’Urgence 2025 pour la Syrie, le Liban et la Jordanie 464mUSD requis).
La dégradation du contexte socio-économique du Liban depuis 2019 impacte d’autant plus la situation des réfugiés palestiniens. Les récentes tensions régionales et l’instabilité sécuritaire depuis octobre 2023 ont encore aggravé les vulnérabilités existantes et accru la pression sur les services essentiels. L’UNRWA estime que 93 % d’entre eux vivent actuellement sous le seuil de pauvreté. 95% des réfugiés palestiniens au Liban n’ont pas d'assurance maladie et aucun accès à la couverture offerte par le Ministère de la Santé Publique aux citoyens libanais pour l’hospitalisation et les traitements lourds tels que le cancer ou la sclérose en plaque. En 2021, 74% des réfugiés palestiniens n’étaient alors pas en capacité d’acheter leur traitement les 3 derniers mois. De plus, le coût moyen de l’hospitalisation a presque doublé depuis 2019, dépassant aujourd’hui largement les capacités financières des réfugiés comme celles de l’UNRWA, dont les gaps de financements se sont encore creusés cette dernière année.
L’UNRWA assure des soins de santé primaires gratuits à travers 27 centres de santé et facilite l’accès aux soins secondaires et tertiaires via sa politique d’hospitalisation et via le Medical Hardship Fund (MHF), permettant l’accès à des services spécialisés de diagnostique (examens et tests de laboratoire avancés), à des consultations médicales spécialisées, et au traitement de maladies chroniques , invalidantes et/ou potentiellement mortelles (cancer, maladies neurologiques, cardiaques ou orthopédiques, thalassémie, sclérose en plaque).
Face à une politique de déstabilisation depuis le conflit israélo-palestinien et à la crise du multilatéralisme, l’UNRWA mène des réformes internes afin de poursuivre sa mission, et poursuit la mise en place de mesures recommandées suite au rapport Colonna. Par ailleurs, en 2025, une évaluation externe du Programme Hospitalisation de l’UNRWA a été réalisée et une évaluation du MHF réalisée par le même prestataire et sur financement DCI est en cours. Ces évaluations permettront d’alimenter les réflexions menées par l’UNRWA afin d’adapter au mieux ses programmes.
Dans ce contexte, le Medical Hardship Fund constitue un mécanisme vital pour garantir l’accès aux soins secondaires et tertiaires pour les réfugiés palestiniens les plus vulnérables et la phase IV du soutien de Monaco, qui reste le seul bailleur continu depuis 2017, permettra d’assurer la prise en charge de ces soins à fort impact sur la survie et le bien-être en réduisant les renoncements aux soins des réfugiés palestiniens. Pour exemple, un montant de 195.000 euros de la subvention de Monaco 2026-2028 est fléché sur le traitement du cancer.
Le projet est l’un des seuls soutenus par la DCI visant spécifiquement la survie et le bien-être des personnes réfugiées dans le portefeuille de projets du domaine de la Santé ; il contribue à la cible ODD 3.4 « D’ici à 2030, réduire d’un tiers, par la prévention et le traitement, le taux de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles et promouvoir la santé mentale et le bien-être ».
Bénéficiaires
Bénéficiaires directs : 867 réfugiés palestiniens (au global) chaque année ayant accès à un un traitement pour une maladie chronique parmi lesquels : 780 ayant accès aux soins tertiaires (hospitalisation, radiothérapies, traitements)
Bénéficiaires indirects : 222.000 réfugiés palestinens dont 195.000 Réfugiés Palestiniens Libanais et 27.000 Réfugiés Palestiniens Syriens (familles)
Objectif général
Garantir une vie longue et en bonne santé aux réfugiés palestiniens au Liban
Objectifs spécifiques
- Améliorer l'accès équitable aux soins des patients vivant dans des conditions de santé catastrophiques
- Améliorer l'accès aux soins secondaires et tertiaires des patients en situation d’extrême pauvreté.
- Réduire la charge financière pesant sur les patients atteints de maladies catastrophiques ou vivant dans une situation d’extrême pauvreté
Résultats attendus
- La couverture et l’accès aux soins secondaires sont améliorés.
- L’accès au Medical Hardship Fund est amélioré pour les Réfugiés Palestiniens souffrant de maladies chroniques.